vendredi 28 janvier 2011

La presse numérique grand format M-Press Tiger chez Publiscreen

À l'occasion de portes ouvertes organisées en ce début d'année, la société Publiscreen présentait sa toute nouvelle acquisition, une M-Press Tiger de chez Agfa. Cet équipement rejoint un parc machines déjà composé de trois presses sérigraphiques quadri en ligne 155 x 205 cm, de deux presses numériques Inca 160 x 320 cm, d’une presse Oce jets d’encre de 260 cm de laize, d’une presse offset 120 x 160 cm KBA Rapida cinq couleurs et vernis acrylique ainsi que d’une Planeta six couleurs en 120 x 160 cm. Deux platines de découpe, deux massicots, un laminateur à chaud, une plieuse, une colleuse automatique et une perforatrice complètent cet ensemble capable de déposer de la couleur sur des supports jusqu’à 30 mm d’épaisseur. Les trames quant à elles vont de 60 à 160 et les résolutions de 360 à 1140 dpi. Ces capacités positionnent Publiscreen parmi les acteurs importants du marché de la PLV et de l’affichage en France

Les présentations étant faites, je reviens à cette fameuse Tiger. Ce que je vois dans l’atelier pourrait s’apparenter à une presse sérigraphique classique et pour cause elle en reprend une partie mais j’aborderai ceci quelques lignes plus loin. C’est une architecture en ligne avec un feeder, un chariot de chargement pour les supports d’impression, un carter de protection transparent contenant les têtes d’écritures, un four, un écran sérigraphique (le fameux) capable de déposer au choix vernis uv, encre uv, argent, or, encre odorante ou blanche, puis un second four, un refroidisseur et enfin une recette. N’oublions pas le local jouxtant l’ensemble et dans lequel on gère les fichiers convergeants et les flux numériques.

Ce jour là les conducteurs traitaient un portrait en triple pose sur un papier couché. La feuille circule du feeder vers la table aspirante et la navette d’impression. Cette unité, équipée de quatre rangées de seize buses jet d’encre  piezo capables de délivrer deux millions de gouttes d’encre à la seconde, se déplace perpendiculairement au sens de circulation. Après deux allers et retours soit quatre passages la feuille avance via les autres modules jusqu’à la recette. C’est propre, net, silencieux et le qualité d'image est excellente.

Les soixante-quatre buses d'impression sont contenues dans ce carter rouge et joliment tigré. On voit bien la feuille plaquée sur la table aspirante prête à l'impression.

Quatre passages suffisent. La feuille est maintenant orientée vers le groupe sérigraphique pour une éventuelle dépose d'encre complémentaire.

La recette

Ce que je retiens de la technique :
  • Le format d’impression maxi de 159 x 259 cm
  • Une machine capable de passer une gamme étendue de supports et d’épaisseurs, de 0.2 mm à 10 mm. Carton ondulé, PVC, adhésif, métal, carton mousse, papier, tout y passe ou presque !
  • Impression grâce à 64 têtes d’écriture jet d’encre piezo.
  • Nombre de passage et dépose de gouttes variables en fonction de la qualité d’image voulue, de Fine Art (soixante feuilles maxi par heure dans une résolution de 1260 x 720 dpi) à Express (cent-soixante-dix feuilles maxi par heure dans une résolution de 360 x 360 dpi).
  • Impression quasi immédiate et contrôle permanent de la calibration ce qui implique des fichiers biens travaillés dès le départ sans espoir d’arrangement de dernière minute sur la machine.
  • Un écran sérigraphique capable de compléter ou d’ennoblir la création.
  • Des consommables en moyenne dix fois plus chers que ceux de la sérigraphie cependant mis en action dans un environnement au rendement supérieur et donc compensant à priori l'écart des prix.
Cette machine annonce-t-elle le glas de la sérigraphie ou de l’offset en PLV ? Le problème me semble plus complexe. Le piezo consolide inexorablement son avancée c'est une certitude (voir la KODAK PROSPER 5000XL). Pour autant seuls les prix convaincront les acheteurs. Et dans ce domaine il importe également que les commerciaux, les bureaux d'études, les acheteurs, les opérateurs soient à la hauteur de l'innovation technologie.


Merci à Monsieur Hervé Botella directeur commercial de Publiscreen.

Pour plus d’informations :

Une présentation de la Tiger MPress d'Agfa en vidéo

La fiche technique sur le site Agfa

La page d'accueil de la sé Publiscreen

La technologie piezo sur Wikipédia

La Prosper 5000Xl de Kodak

Et une analyse pertinente sur le cycle d’adoption des nouvelles technologies (pour les plus courageux) :

1 commentaire:

  1. Bonjour ,

    Pour completer son parc numérique grand format , le groupe Publiscreen aprés s'être équipé de la Tiger Press , vient de faire l'acquisition de l'Inca S40 .

    Herve Botella . Directeur commercial Publiscrenn

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